Alzheimer et hérédité, quels liens ?

Alzheimer et hérédité
7 novembre 2020
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Avec l’âge , diverses maladies ont tendance à survenir. Il s’agit surtout des maladies neurodégénératives qui impactent sur l’autonomie des seniors. Parmi les plus répandues, se trouve la maladie d’Alzheimer. Celle-ci évolue sur plusieurs années et impacte essentiellement sur la partie du cerveau destinée à contrôler la mémoire. A terme, le patient devient entièrement dépendant de son entourage et nécessite continuellement de l’attention. Si la destruction de certains neurones est à l’origine de cette maladie, la question persiste encore par rapport à l’existence d’une prédisposition génétique. Dans les prochains paragraphes, il sera question de déterminer la relation qui existe entre la survenue de l’Alzheimer et l’hérédité.

Maladie d’Alzheimer, définition

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Parmi les maladies neurodégénératives qui touchent les seniors, la maladie d’Alzheimer est la plus fréquente. Concrètement, elle est plus courante chez les plus de 65 ans. A partir de cet âge, une incidence de 2 à 4 % est enregistrée. Au-delà de 80 ans, cette incidence s’élève à 15 %. Cette pathologie est connue par la majorité pour ses effets sur la mémoire et l’orientation spatio-temporelle. En fait, cette maladie est caractérisée par une mort lente et progressive des neurones. Deux causes possibles sont pointées du doigt par rapport à cette dégénérescence des neurones : une accumulation hors des neurones de la protéine bêta-amyloïde qui forme des plaques séniles ainsi qu’une dégénérescence neurofibrillaire. Outre cela, le lien entre Alzheimer et hérédité y est aussi pour quelques choses selon les scientifiques. Dans le langage courant, cette maladie est aussi caractérisée par le terme de « démence ».

A quoi est due cette maladie ?

Comme il a été mentionné plus haut, deux causes très distinctes sont à l’origine de la maladie d’Alzheimer :

  • La formation de plages amyloïdes – appelées aussi plaques séniles, ces dernières se forment suite à l’accumulation de la protéine bêta-amyloïde hors des neurones. Notons que cette protéine est naturellement présente dans le cerveau.

  • La dégénérescence neurofibrillaire – cette lésion est provoquée par la modification de la protéine Tau. Celle-ci est présente de manière naturelle dans les cellules. Leur modification provoque la déstructuration de certaines cellules nerveuses et conduit à la mort des neurones.

Quelle est la part de l’hérédité dans cette pathologie ?

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Les lésions neurologiques qui apparaissent lors de l’Alzheimer peuvent aussi s’expliquer par l’hérédité. En effet, les scientifiques n’ont jamais écarté le lien existant entre Alzheimer et hérédité. Une prédisposition génétique à la maladie expliquerait une part infime de la pathologie. Et sur le plan génétique, tous les mécanismes qui sous-tendent cette maladie se déroulent comme s’il y avait deux formes d’Alzheimer. Vous l’aurez compris, les prédispositions génétiques à ces deux formes de la maladie ne sont pas les mêmes.

Pour ce qui est de la forme sporadique de l’Alzheimer, la génétique n’a aucun rôle à jouer dans sa survenue. En fait, seul l’âge constitue le principal facteur de risque de cette forme de la maladie.

Mais en ce qui concerne la forme héréditaire, l’âge n’a pas d’importance. D’ailleurs, cette pathologie peut même survenir avant 50 ans chez certaines personnes. Cette forme précoce de la maladie d’Alzheimer est fortement liée à l’hérédité. Les gènes liés à cette forme ont été identifiés dans les années 90, et les travaux de recherche à leurs propos continuent toujours jusqu’à présent.

Les gènes liés à l’hérédité de la maladie d’Alzheimer

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Même si la forme génétique de cette pathologie est très rare, il convient de mettre la lumière sur son facteur génétique. En fait, lorsque cette forme apparaît, les scientifiques ont remarqué une mutation de gènes chez les patients. Concrètement, trois mutations ont été identifiées comme étant à l’origine de la forme héréditaire d’Alzheimer. Ces mutations touchent le chromosome 21 dans 25 % des cas, le chromosome 1 dans 2, 5 % des cas, et le chromosome 14 pour les 70 % restant. Ainsi, chaque descendant d’un patient a reçu une copie de tous ses chromosomes dans ses gènes. L’existence de cette copie peut suffire à développer la maladie même si l’un des parents ne présente pas l’un des gènes sur les trois chromosomes cités. Une telle transmission de la maladie est appelée une « transmission dominante ». Notons aussi par ailleurs que chaque personne atteinte de la maladie d’Alzheimer a 50 % de risque de la transmettre à ses enfants. 

Par ailleurs, d’autres gènes ont aussi été identifiés comme constituant un facteur de risque de la maladie. Tel est par exemple le cas du gène ApoE. Celui-ci peut exister sous formes de : ApoE4, ApoE3, ApoE2. Les porteurs de ces gènes sont plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer que le reste de la population. Quoi qu’il en soit, les recherches sur cette maladie neurodégénérative continuent toujours. Et selon les récentes études, des anomalies touchant une vingtaine de gènes auraient une légère incidence sur l’apparition de la forme sporadique de la maladie d’Alzheimer. Enfin, l’existence d’une prédisposition génétique à cette maladie ne s’explique pas par le fait d’avoir eu des membres de sa famille ayant souffert d’Alzheimer. En fait, l’existence d’une forme héréditaire de la maladie ne se pose que lorsque chez un patient âgé de moins de 60 ans, il a été découvert que l’un de ses parents a été atteint d’Alzheimer.


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