La maladie d’Alzheimer touche principalement les séniors de plus de 65 ans. C’est une maladie dégénérative qui résulte de la destruction des neurones. Les lésions neuronales causées par la maladie d’Alzheimer s’étendent vers les différentes régions du cerveau de manière progressive. Elles ont pour conséquences la perte de mémoire, de l’ensemble des fonctions cognitives, ainsi que des repères spatio-temporels.

Ce sont des conséquences qui impactent la prise alimentaire et qui multiplient le risque de dénutrition chez la personne âgée. En effet, une alimentation équilibrée est essentielle afin de retarder l’évolution de la maladie et ralentir la perte d’autonomie. 

Quels sont les risques entraînés par l’Alzheimer ?

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Le risque de dénutrition chez la personne âgée et ses complications sont réels en cas de maladie d’Alzheimer ou tout autre forme de démence. Ces complications étant la fragilité, la fonte musculaire, les infections à répétition, la perte d’autonomie, ou encore l’aggravation des pathologies existantes.

Une prise en charge diététique est alors indispensable dans le traitement global de ce trouble. La perte des fonctions cognitives rend la couverture des besoins nutritionnels compliquée, en plus des divers facteurs en rapport au vieillissement. 

Une perte de mémoire

La perte de mémoire, des repères dans le temps et l’espace et de fonctions de reconnaissances compliquent l’organisation des repas. Le sujet ne se souvient plus de l’heure ni du jour de son dernier repas. Il n’est plus capable de reconnaitre les aliments et ne sait plus se servir des ustensiles pour cuisiner et de couverts. 

La déambulation

C’est un symptôme fréquent de la maladie d’Alzheimer. Elle cause une augmentation des dépenses énergétiques de l’organisme. Or, cela n’est pas toujours compensé par l’alimentation. Plus la déambulation est fréquente, plus les dépenses énergétiques augmentent. 

La perte des sensations de faim et de soif

Ceci est encore plus important chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, et favorise la déshydratation et la malnutrition. 

Les troubles de la déglutition

Ces troubles surgissent à un stade avancé de la maladie d’Alzheimer. 

La dépression

Il s’agit d’un autre symptôme très présent, de même que l’isolement social. Ils entrainent une perte d’appétit. 

Les bons gestes à adopter pour éviter la dénutrition chez la personne âgée atteint d’Alzheimer

Afin de prévenir efficacement la survenue de la dénutrition chez la personne âgée, une alimentation équilibrée et variée est essentielle. Il faut alors mettre en place des menus personnalisés et équilibrés en fonction des habitudes, des goûts, ainsi que de l’état bucco-dentaire du malade, dès le début de la maladie.  

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Surveiller l’appétit des malades

De nombreux indices sont à étroitement surveiller chez la personne âgée. Notamment une perte de poids, une poubelle anormalement remplie, une accumulation de denrées périmées dans le frigo, ou encore des difficultés à mâcher. En effet, ces signes témoignent d’une réduction des apports alimentaires. 

Comment faire pour stimuler l’appétit des séniors ?

  • Pensez à bien soigner la présentation de l’assiette. Les aliments de couleurs vives permettent de stimuler l’appétit. 

  • Le fait de manger avec la personne est très efficace pour stimuler sa prise alimentaire. Si vous n’êtes pas en mesure d’être présent, il est possible de faire appel à une aide à domicile. Vous pourrez aussi envisager des centres d’accueil de jour pour votre proche.

  • Faites le participer à l’élaboration du repas et à la préparation de la table. Si vous vous faites livrer des repas équilibré, vous pourrez par exemple remettre en assiette avec la personne âgée. 

  • Veillez à bien respecter son rythme. Donnez-lui notamment le temps de bien mastiquer et d’avaler lentement les aliments sans le brusquer. Si nécessaire, faites des pauses entre 2 bouchées. En outre, il ne faut pas oublier de lui proposer à boire régulièrement.

  • Nettoyez ses lunettes.

  • Prendre le repas à des heures fixes.

Autres

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Pensez à cuisiner ses repas avec ses aliments préférés. Privilégiez également la finger-Food, autrement dit, les aliments qui se mangent facilement avec les doigts (bâtonnets de carottes, tomates cerises, etc.). Cela permet de lever le frein lié à l’usage des couverts. Les personnes âgées atteintes d’Alzheimer développent généralement une appétence pour le goût sucré. Le fait d’intégrer des plats sucrés au menu de la semaine est alors une solution efficace. 

Quels sont les bons gestes à adopter en cas de perte de poids et/ou très faible appétit des séniors ?

Afin de limiter la fonte musculaire et la perte de poids, il faudra enrichir les plats en énergie et en protéines. Pour ce faire, pensez aux jambons, aux œufs, viande hachée, miette de thon, lait en poudre, beurre, fromage râpé, ou des poudres de protéines en pharmacie. Ces denrées sont facilement intégrables dans les préparations culinaires comme les gratins, les entrées froides, les potages et les purées. La poudre de lait écrémé est parfaite pour les boissons chaudes, les desserts et les laitages.

L’avantage de cet enrichissement, c’est qu’il aide à augmenter la valeur nutritionnelle d’un repas, sans avoir besoin d’augmenter le volume. Par ailleurs, pensez aussi à fractionner les repas et à lui faire des collations, surtout si la déambulation est importante. Si le malade n’a pas beaucoup d’appétit, il est possible de lui préparer plusieurs petits repas équilibrés qu’il pourra consommer tout au long de la journée. Cela permettra de couvrir les besoins nutritionnels et d’éviter la dénutrition chez la personne âgée.

Sources et références :

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02159850/document

https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/denutrition_personne_agee_2007_-_argumentaire.pdf

http://plone.vermeil.org:8080/ehpad/Bibliotheque/Memoires/memoires-2007-2008/Troubles%20de%20la%20nutrition%20dans%20la%20maladie%20d%20Alzheimer%20_%20Approche%20comportementale%20dans%20le%20cadre%20d%20un%20travail%20en%20reseau%20-%20Memoire%20de%20Nadia%20Goldadler%20Margoline.pdf