Comment se passe la phase terminale de la maladie de Parkinson ?

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9 novembre 2020
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Outre la détérioration de diverses fonctions qui se fait de manière naturelle avec la vieillesse, certaines maladies neurodégénératives peuvent aussi survenir au fil des années. Parmi les pathologies dégénératives liées à la vieillesse, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer sont les plus fréquentes. Ces maladies sont irréversibles et aucun traitement n’existe actuellement pour les soigner. Pire, elles évoluent de manière à altérer complètement la santé du patient et à lui rendre de moins en moins autonome. Dans ce qui suit, il sera question de s’intéresser aux divers stades de la maladie de Parkinson. L’accent sera surtout mis sur la phase terminale de cette maladie.

La maladie de Parkinson : une pathologie évolutive

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La maladie de Parkinson, en plus d’être une maladie neurodégénérative, est une maladie chronique évolutive. En tant que maladie relative à la vieillesse, elle survient généralement entre 50 et 70 ans. Concrètement, cette pathologie résulte de la dégénérescence des cellules à dopamine. Cette dégénérescence peut s’étaler sur plusieurs années. Et au fur et à mesure que la maladie évolue, ses symptômes prennent aussi de l’ampleur jusqu’à invalider le patient. La phase terminale de la maladie de Parkinson est, par ailleurs, assez éprouvant tant pour le patient que son entourage.

Les différentes formes de cette maladie

La dégénérescence des cellules à dopamine au niveau du cerveau est provoquée par un amas pathogène connu sous l’appellation de « alpha-synucléine ». Les caractéristiques de ce dernier, notamment sa forme, détermine comment la maladie de Parkinson va se manifester.

Ainsi, deux formes bien distinctes de cette maladie existent selon la superposition de l’alpha-synucléine :

  • Lorsque l’amas en question se présente sous la forme d’un « spaghetti », la pathologie est plus toxique et agressive. Effectivement, l’amas peut facilement pénétrer dans les cellules du cerveau et accélère l’évolution de la maladie.

  • Lorsque l’amas se présente sous forme de « linguine », la maladie évolue plus lentement.

Les phases d’évolution de la maladie de Parkinson

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Puisque la maladie de Parkinson est évolutive, elle est caractérisée par la succession de plusieurs stades. Au fur et à mesure que la phase de la maladie avance, les symptômes se font de plus en plus importants.

  • Le stade 1 : cette phase de la pathologie correspond à la survenue des premiers symptômes. C’est généralement à ce stade que le diagnostic est posé. Elle dure environ entre 5 et 10 ans et se caractérise surtout par la lenteur des mouvements. Ce signe est plus connu sous l’appellation « bradykinésie ». Le patient est aussi sujet à la rigidité d’un seul membre et à des tremblements au repos.

  • Le stade 2 : ce stade est appelé la phase de lune de miel. Durant cette période, les symptômes de la maladie de Parkinson ne se manifestent pas de manière importante. Le patient peut alors continuer de vivre normalement au quotidien. Selon les malades, la période de lune de miel peut durer entre 3 et 8 ans. Cette période est également favorable aux traitements dopaminergiques.

  • Le stade 3 : cette phase est qualifiée de « période fluctuations ». Effectivement, durant cette période, le traitement dopaminergique n’est plus aussi efficace qu’il l’était. Le malade souffre ainsi de divers problèmes moteurs. Le stade 3 apparaît en moyenne dans les 6 ans après la survenue des premiers symptômes. Durant cette phase, ces symptômes s’aggravent de manière rapide.

  • Le stade 4 : Il s’agit de la phase la plus avancée de la maladie de Parkinson. Les symptômes qui la caractérisent seront abordés dans le prochain paragraphe.

Comment la phase terminale se manifeste-t-elle ?

La phase avancée de la maladie de Parkinson est le quatrième stade de la pathologie. Il se démarque par l’aggravation des complications motrices, mais aussi celles non-motrices. La qualité de vie ainsi que l’autonomie du patient s’en trouvent alors très impactées. Durant le stade final de cette maladie neurodégénérative, l’efficacité du traitement dopaminergique n’est plus que très minime. Chez certains patients, ce traitement est complètement inefficace.

La personne malade se trouve alors sujette à des troubles d’équilibre très importants qui entraînent une instabilité posturale. Le patient a de la difficulté à marcher et à se tenir debout. Durant la phase terminale, le malade peut aussi faire face à la dépression. En tant que phase d’aggravation de la maladie de Parkinson, la quatrième est dernière phase se démarque par l’augmentation en intensité de tous les symptômes suivants :

  • Les tremblements augmentent en intensité et en fréquence ;

  • La santé psychologique du patient se dégrade. Il est dépressif et les pertes de mémoire deviennent fréquentes et importantes. Aussi, la confusion et la démence prennent de l’ampleur ;

  • Le patient est aussi sujet à des dysfonctionnements urinaires, des troubles de la pression artérielles ainsi que des crampes.

Quels traitements en phase terminale ?

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Même si aucun traitement ne permet de stopper l’évolution de la maladie de Parkinson, trois options thérapeutiques sont envisageables au stade avancé de la maladie :

  • La stimulation cérébrale profonde : il s’agit d’une technique neurochirurgicale permettant d’améliorer environ 50 % des difficultés motrices engendrée par la maladie de Parkinson ;

  • L’administration intrajéjunale de gel de Carbidopa ;

  • La perfusion sous-cutanée d’apomorphine.

Le choix de la technique à adopter dépend essentiellement de l’état du patient. Quoi qu’il en soit, il faut retenir que ces thérapies ont pour effet de soulager les symptômes sans pour autant stopper l’évolution de la maladie.


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