Comment vivre jusqu’à 100 ans ?

Vivre jusqu’à 100 ans

Actuellement, nous vivons dans un monde où la majorité des habitants souhaitent lutter contre les produits chimiques ou les maladies chroniques. Aujourd’hui, l’espérance de vie commence également à diminuer. Aussi, à notre ère, espérer vivre jusqu’à 100 ans semble être un rêve. Mais cela n’est pas impossible. D’ailleurs, dans certains domaines, l’espérance de vie a augmenté. Sachez même qu’il y a actuellement beaucoup de centenaires, plus qu’on ne l’imagine. En 2015, au Pays de Galles, 679 personnes ont pu vivre 100 ans, voire plus. La Sardaigne, qui comptabilise le plus grand nombre de centenaires au monde, compte 6 centenaires pour 3 000 habitants. C’est littéralement 10 fois plus qu’aux États-Unis, où le ratio est d’un centenaire pour 5 000 habitants. Bien que vous puissiez penser que la plupart des centenaires vivent longtemps grâce à leur alimentation, le secret de leur longévité est toutefois centré sur des facteurs sociaux et émotionnels. Parmi ces facteurs, vous pouvez compter l’amour, l’entretien des liens familiaux et sociaux ou encore la participation active dans la communauté. En outre, les centenaires indiquent que, pour une meilleure longévité, il est nécessaire de contrôler le stress.

Pourquoi les centenaires vieillissent-ils lentement ?

Comme l’a noté le médecin israélien Nir Barzilai, de l’Institute for Research on Aging Albert Einstein College of Medicine New York :

« Les recommandations habituelles pour une vie saine – ne pas fumer, ne pas boire, faire beaucoup d’exercice, avoir une alimentation équilibrée, avoir un faible poids – s’appliquent à nous, la population moyenne, mais pas à eux. Les centenaires appartiennent à une classe à part. »

La plupart des centenaires ne sentent pas leur âge chronologique. En moyenne, ils déclarent se sentir 20 ans plus jeunes. Il semblerait également qu’ils aient une attitude positive, de l’optimisme, de l’enthousiasme pour la vie et un bon sens de l’humour. Comme l’a joyeusement souligné un centenaire en Sardaigne, le secret pour vivre jusqu’à 100 ans est « de ne pas mourir avant cela ». Comme le dit Doris, 105 ans,  » Vivre est facile, si vous êtes prêt à le faire « .

Se pourrait-il que les traits de personnalité et les visions du monde jouent un rôle plus important que la génétique, l’alimentation ou l’exercice ? En se basant sur les données durant l’étude des centenaires, l’analyse du Dr Barzilai a pu révéler les chiffres suivants :

  • 37 % des concernés faisaient de l’embonpoint ;
  • 8 % étaient obèses ;
  • 37 % étaient des fumeurs (en moyenne pendant 31 ans) ;
  • 44 % ont déclaré ne faire qu’un exercice modéré tandis que 20 % n’en ont jamais fait.

Malgré cela, les centenaires ont des taux plus faibles de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et d’hypertension artérielle.

L’incidence de dépression et d’autres maladies psychiatriques est presque inexistante. Le Dr Barzalai souligne rapidement qu’il ne faut pas négliger l’importance de faire des choix de vie sains (comme le maintien d’un faible taux d’insuline). Il explique donc que les changements de mode de vie actuels contribuent au décès d’une personne à l’âge de 85 ans ou avant l’âge de 75 ans. Mais pour atteindre l’âge de 100 ans, une constitution génétique spéciale est nécessaire. Ces personnes vieillissent différemment, plus lentement. En fin de compte, elles meurent des mêmes maladies que nous, mais 30 ans plus tard, et habituellement plus rapidement, sans souffrir pendant de longues périodes.

Vivre jusqu’à 100 ans

Les aliments des époques passées et ceux d’aujourd’hui

Il est intéressant de noter que notre alimentation a subi d’énormes changements, seulement au cours des 50 dernières années environ. Une personne qui célèbre aujourd’hui son 100e anniversaire a grandi avec un régime alimentaire très différent de celui d’un enfant né aujourd’hui, ou même il y a quelques décennies. Ces différences peuvent expliquer pourquoi les gens dans la trentaine et la quarantaine ont de la difficulté à rester en vie à notre époque. Or, les centenaires semblent plus ou moins insensibles aux maladies qui nous affectent tous actuellement.

Les directives alimentaires publiques, publiées pour la première fois aux États-Unis en 1980, ont également fait beaucoup de tort. Elles ont amené l’ensemble de la population sur la mauvaise voie pour les bons choix alimentaires. Même les lignes directrices ont eu des conséquences internationales. En effet, les pays qui ne possèdent pas les ressources et l’expertise scientifique nécessaires pour reproduire le processus modélisent simplement leurs propres lignes directrices en s’inspirant de celles des États-Unis. En 1965, les Américains obtenaient environ 40 % de leurs calories des glucides et 40 % de leurs calories des lipides.

Les lignes directrices de la première édition, publiée en 1980, préconisaient une alimentation faible en gras et riche en glucides. En 2010, les résidents américains avaient réduit leur consommation de lipides à moins de 35 % et augmenté leur consommation de glucides de 55 à 65 %. Depuis, la recommandation de suivre un régime à base de glucides, faible en gras saturés, a été suivie et les résultats ont été dévastateurs. L’augmentation vertigineuse des taux d’obésité et de diabète de type 2 est le résultat direct du suivi de ces recommandations, tout comme les taux élevés de maladies cardiaques.

À l’heure actuelle, il y a d’innombrables preuves démontrant que le sucre, surtout le fructose, et les huiles végétales hydrogénées sont les principaux agents qui activent le dysfonctionnement métabolique et certaines maladies. Or, ce sont ces mêmes ingrédients qu’on nous conseille de consommer au cours des 37 dernières années.

Qu’en est-il de l’alimentation de ces centenaires ?

Il faut dire que les aliments génétiquement modifiés ont de plus en plus pris de l’ampleur actuellement. La production de ces aliments a commencé à partir de la fabrication de la tomate Flavr Savr en 1994. En 1995, la première culture contenant des insecticides a été approuvée, suivie des premières cultures résistantes aux herbicides en 1996. L’utilisation des pesticides a ensuite monté en flèche entraînant la chute des statistiques sanitaires.

Sur le plan alimentaire, les centenaires d’aujourd’hui ont eu un certain avantage. Plus précisément, ils n’ont pas vécu des cultures artificielles. Pendant les 50 ou 60 premières années de leur vie, ils ont consommé de la vraie nourriture. Ainsi, pour une meilleure santé, il faut penser strictement à un régime alimentaire complet qui ne soit ni adultéré ni transgénique. Certains centenaires mangent un peu de tout, y compris des bonbons faits maison et des aliments que nous évitons habituellement, comme le fromage et les œufs (qui sont très sains).

A ce jour, en Sardaigne où le pourcentage de centenaires dans le monde est le plus élevé, il n’existe pas de grandes épiceries qui commercialisent des aliments transformés. En d’autres termes, il n’y a ni plats à emporter ni de restauration rapide. Les foyers cultivent leurs propres fruits et légumes, et le fait maison est toujours mis en avant. Il faut dire que c’est un indice important pour avoir une longévité. Un autre indice pour vivre plus longtemps dans cette île : les marches sont privilégiées compte tenu de l’état de routes. En effet, une grande partie de la région a des routes escarpées, des collines et des pentes pavées. En outre, la culture de la Sardaigne favorise la socialisation, qui est un autre facteur important, voire le plus important, pour une meilleure la longévité.

Faut-il limiter la consommation de protéines animales ?

Le nouveau livre du Dr Gundry, « The Plant Paradox », contient des informations convaincantes sur l’importance de limiter la consommation de protéines animales pour augmenter la longévité. Il faut dire que la plupart des hommes consomment, aujourd’hui, trop de protéines. Aussi, il serait prudent de remplacer la plupart des protéines animales par des nourritures saines comme les sardines et les anchois. Il est même de limiter la quantité totale de protéines de 30 g à 60 g, en fonction de votre masse corporelle.

Le Dr Gundry analyse comment les bovins, les porcs et les moutons transmettent un type de sucre appelé Neu5Gc. Il a également étudié pourquoi, lors de la consommation de leur viande, le système immunitaire considère cet élément comme un étranger.

Des données significatives suggèrent que lorsque votre système immunitaire est exposé à la molécule de sucre externe Neu5Gc provenant de la viande rouge, il stimule le développement d’un anticorps pour la paroi de vos propres vaisseaux sanguins. Une faible consommation de protéines animales peut donc expliquer certains des avantages de la longévité.

Une vie active et un soutien social : les clés de la longévité des centenaires

Dans les interviews et les enquêtes réalisés auprès des centenaires, y compris ceux interviewés pour le documentaire « Comment vivre jusqu’à 100 ans », plusieurs raisons ont été avancées pour maintenir la longévité. Aussi, les raisons ci-après ont été mises en avant :

  • Maintenir une attitude positive et avoir le sens de l’humour ;
  • Garder et entretenir une bonne relation avec sa famille et ses amis ;
  • Faire de l’exercice modéré, mais régulier (par exemple, marcher, faire du vélo, jardiner et nager) ;
  • Avoir un mode de vie sain : ne pas fumer ou boire excessivement, etc. ;
  • Vivre de façon autonome ;
  • Avoir la foi/la spiritualité/une raison d’être dans la vie ;
  • Rester actif mentalement et chercher continuellement quelque chose de nouveau à apprendre ;
  • Avoir une vie active avec un travail physique (souvent ardu) et/ou beaucoup de marche.

Il faut dire que l’importance d’avoir un soutien social dans la vie a été scientifiquement prouvée. C’est pourquoi, c’est le facteur de longévité évoqué par la plupart des centenaires. Comme le souligne le documentaire, une méta-analyse américaine d’études publiées révèle que l’existence d’un solide soutien social est le principal facteur déterminant de la longévité et de la survie. L’influence du soutien social est alors si importante pour la mortalité qu’elle l’emporte sur l’influence du poids et éclipse même celle du tabagisme !

Vivre jusqu’à 100 ans

La recette d’une longue vie : la joie

Le bonheur est à prioriser pour favoriser la longévité ! Eh oui, si vous voulez vivre aussi longtemps que possible, vivez dans la joie et dans le bonheur. D’après les résultats d’une étude, les personnes qui sont heureuses ont une plus grande longévité, elles ont plus précisément une vie 35 % plus longue. Il n’est donc pas surprenant que les centenaires soient en général des gens heureux et optimistes.

Apparemment, le fait d’avoir des pensées et des attitudes positives a un effet sur votre corps. Cela renforce votre système immunitaire, stimule vos émotions positives, diminue la douleur et soulage votre stress. En fait, il a été scientifiquement prouvé que le bonheur peut avoir un impact sur l’expression de vos gènes. Une équipe de chercheurs de l’UCLA a montré que les personnes qui éprouvent un profond sentiment de bonheur et de bien-être ont des niveaux plus faibles d’expression génétique inflammatoire, ainsi qu’une réponse antivirale et anticorps plus fort. De plus, bien qu’une partie de leur longévité dépende de l’ADN avec lequel ils sont nés, une plus grande partie encore s’appuie sur l’épigénétique sur laquelle ils exercent un grand contrôle.

Leur alimentation, leur activité physique, leur exposition à l’environnement, leurs pensées et leurs émotions exercent une influence épigénétique à chaque instant de la journée. Par conséquent, tous ces éléments jouent un rôle fondamental dans le vieillissement et la maladie.

La solvabilité économique, est-elle importante ?

Comme Chiappa l’a souligné, certaines croyances typiques considèrent l’argent comme influent sur la longévité. Aussi, avoir une grande solvabilité financière permet-il réellement d’acheter tout ce dont on a besoin, y compris les choses qui amélioreront la santé ? Cette question n’est pas exactement vraie !

Certes, les centenaires vivent une vie « dure », c’est, d’ailleurs, un de leurs points communs. Ils mènent une vie avec beaucoup d’activités physiques, beaucoup de travail, notamment à l’extérieur. Mais, souvenez-vous, ils partagent également d’autres points communs. Ils aiment cultiver et/ou consommer des aliments frais, se socialiser avec la famille et les amis, apprécier la vie en général et développer un sens de la raison d’être ou une raison de se réveiller chaque matin.

Pour beaucoup, le mode de vie du 21e siècle ne nous favorise pas. Cela signifie que, pour vivre jusqu’à l’âge de 100 ans, vous devrez prendre des mesures proactives afin de ne pas choisir tout le temps la solution de facilité. En général, la « commodité » est ce qui nous tue : des aliments transformés qui (vraisemblablement) ne nous offrent pas les nutriments requis, les ascenseurs qui nous évitent les escaliers. Il y a aussi les voitures qui, certes, facilitent nos déplacements, mais nous évitent quelques marches pourtant utiles pour la santé. Cela sans compter sur les réseaux sociaux qui nous donnent l’illusion de socialiser, en ignorant la personne assise juste en face de nous.

En somme, les outils pour vivre jusqu’à 100 ans sont partout, accessibles à tous, et cela, facilement. Mais comme le dit Chiappa, il faut juste savoir les mettre en œuvre.

Sources et références


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