Mieux comprendre la maladie de Parkinson, ce qu’il faut retenir

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24 novembre 2020
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Figurant parmi les maladies neurodégénératives les plus courantes, la maladie de Parkinson touche notamment les personnes âgées. Dès que le diagnostic tombe, la vie du patient, mais aussi celle de son entourage, est chamboulée. L’assimilation de ce changement n’est pas toujours facile chez les deux parties concernées. Cependant, une bonne compréhension de la maladie, de ses causes et de ses symptômes permet de mieux vivre avec. C’est pour cela que les paragraphes suivants vont vous aider à mieux comprendre la maladie de Parkinson en quelques questions.

Maladie de Parkinson, de quoi parle-t-on ?

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Pour comprendre la maladie de Parkinson, il convient de revenir sur sa définition. En fait, il s’agit d’une pathologie atteignant le système nerveux. Découverte en 1817, la véritable cause de cette maladie n’est pas encore connue. Quoi qu’il en soit, les scientifiques savent désormais qu’elle se caractérise par la mort lente et la disparition de certains neurones. D’ailleurs, la zone du cerveau la plus touchée est celle en charge du contrôle des mouvements. Ce qui provoque les nombreux symptômes très caractéristiques de la maladie.

Qui sont les plus touchés par cette pathologie ?

Même si les personnes âgées les plus exposées au risque de développer la maladie de Parkinson, elles ne sont pas les seules. En fait, cette maladie ne frappe pas exclusivement les seniors. Néanmoins, la moyenne d’âge des malades est de 59 ans en France. Aussi, il est assez rare (1 cas sur 10) que cette pathologie se déclare avant 40 ans. En parlant toujours de statistique, 1% des personnes de plus de 60 ans est concerné par cette maladie.

Outre cela, les hommes sont plus touchés que les femmes. De plus, une personne ayant un parent atteint de cette maladie est plus encline à en souffrir.

Comment la maladie de Parkinson se manifeste-t-elle ?

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Cette maladie neurodégénérative est avant tout une maladie évolutive. À ce titre, ses symptômes ne surviennent pas en même temps, mais s’amplifient au fil du temps. En effet, la maladie de Parkinson évolue en plusieurs stades. Et parmi les symptômes qui caractérisent cette pathologie, les symptômes moteurs suivants sont les plus notables :

  • La lenteur du mouvement ou la bradykinésie. Ce signe concerne environ 88 % des malades ;

  • La perte des mouvements automatiques ;

  • L’hypertonie ou la rigidité des mouvements qui s’accompagne généralement d’une raideur au niveau des membres ;

  • Les tremblements, même lorsque la personne concernée est au repos.

Outre ces signes-là, d’autres symptômes non-moteurs existent également. Ils varient d’une personne à l’autre. Ces signes sont : les troubles du sommeil, la somnolence excessive, la constipation, l’hypersalivation, le besoin urgent et fréquent d’uriner, des troubles cognitifs, des hallucinations, mais aussi une dépression. Le patient peut également être sujet à une perte de l’olfaction et à une perte d’équilibre.

Un déséquilibre de dopamine en cause ?

Même si jusqu’à présent, les chercheurs n’arrivent pas à mettre la main sur la véritable cause de la maladie de Parkinson, il est sûr que la dopamine est au cœur de la maladie. Plus précisément, le déséquilibre de dopamine provoqué par la mort des neurones en charge de la produire est à l’origine des troubles occasionnés par cette maladie. Effectivement, la dopamine est un neurotransmetteur permettant le contrôle des mouvements. Elle agit également en permettant à l’organisme d’éprouver du désir et du plaisir.

Et les facteurs de risque ?

À part le manque de dopamine, divers autres facteurs peuvent également favoriser la survenue de la maladie de Parkinson. En voici quelques-uns :

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  • L’exposition prolongée ou précoce à des pesticides et à des polluants chimiques.

  • L’intoxication au manganèse ou au monoxyde de carbone.

  • La MPTP. Il s’agit d’une drogue qui peut contaminer, quelques fois, l’héroïne.

  • La survenue d’un traumatisme crânien.

  • Une alimentation pauvre en antioxydants.

  • Certaines infections comme les oreillons, la rubéole ou la varicelle.

La dépression constitue aussi un facteur aggravant de la maladie de Parkinson.

Comment se pose le diagnostic de la maladie de Parkinson ?

Diagnostiquer la maladie de Parkinson n’est pas facile. En effet, les signes annonciateurs de la pathologie sont généralement imprécis et peuvent faire penser à d’autres maladies. D’ailleurs, dans la majorité des cas, le patient et son entourage ne pensent pas à interpréter tous les symptômes ensemble, mais ils les prennent isolement. Toutefois, lorsque le patient consulte son médecin traitant, il revient à ce dernier de l’orienter vers un neurologue. Ainsi, c’est ce dernier qui, grâce à divers tests, identifie la maladie de Parkinson.

Cependant, il faut souligner que le diagnostic de cette pathologie peut prendre quelques semaines, voire même quelques mois avant d’être confirmé.  

Quels traitements pour la maladie de Parkinson ?

Même si actuellement, la médecine ne cesse de progresser, aucun traitement curatif de la maladie de Parkinson n’existe. Les traitements disponibles ont aussi pour but de soulager et surtout de corriger les symptômes de la maladie afin d’atténuer leurs effets sur le quotidien du patient et de son entourage. Ceux existant actuellement sont :

  • Les traitements médicamenteux : il s’agit surtout de traitements destinés à pallier le manque de dopamine. Depuis plus de trois décennies, la L-Dopa est le médicament le plus efficace pour soulager et minimiser les effets des pertes de neurones.

  • Les traitements non-médicamenteux : il s’agit surtout de la kinésithérapie. Le but est d’entretenir les muscles et les articulations.

La chirurgie : pour certains patients, une intervention chirurgicale est nécessaire pour stimuler les zones du cerveau touchées par la maladie.

Références :


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