Que devez-vous savoir sur la santé de votre thyroïde ?

thyroïde

La thyroïde, l’une des plus grandes glandes endocrines, a une influence significative sur presque toutes les cellules de votre corps. Il faut même dire qu’elle est essentielle pour le bon fonctionnement de l’organisme de l’Homme. Les hormones thyroïdiennes assurent la régulation de votre métabolisme et votre poids en contrôlant le processus de combustion des graisses. En plus de cette fonction, elles sont également nécessaires à la croissance et au développement des enfants et à presque tous leurs processus physiologiques corporels. En cas de déséquilibre de votre taux d’hormones thyroïdiennes, votre corps tout entier risque d’être troublé. Une forte ou une faible sécrétion hormonale dans cette glande peut signifier un problème sur votre santé générale et votre bien-être.

Les recherches en cours montrent que 10 % à 40 % des personnes vivant aux États-Unis ont une fonction thyroïdienne sous optimale. L’altération de leur fonction thyroïdienne a été associée à de graves problèmes de santé tels que la fibromyalgie, le syndrome du côlon irritable, l’acné, l’eczéma, les maladies des gencives, l’infertilité et les maladies auto-immunes. De ce fait, il est impératif de comprendre le fonctionnement de votre thyroïde ainsi que les causes de son déséquilibre.

Comprendre le fonctionnement de votre glande thyroïde

En forme de papillon, la thyroïde se trouve l’intérieur du cou, juste sous le larynx ou la boîte des cordes vocales. Il s’agit d’une glande rouge brunâtre très vasculaire de cinq centimètres de long qui possède deux lobes, un de chaque côté de la trachée. Ces lobes sont reliés entre eux par un tissu appelé isthme. Une glande thyroïde normale pèse en général entre 20 et 60 grammes.

La thyroïde est responsable de la production des hormones qui contrôlent le métabolisme principal de toutes les fonctions du corps. Elle produit trois types d’hormones :

  • Le triiodothyronine (T3) ;
  • Le thyroxine (T4) :
  • Le diiodothyronine (T2)

Les hormones sécrétées par la thyroïde interagissent avec d’autres hormones, y compris l’insuline, le cortisol et les hormones sexuelles comme les œstrogènes, la progestérone et la testostérone. Ces hormones sont liées les unes aux autres et interagissent ensemble constamment. Cela explique pourquoi un état thyroïdien insuffisant est engendre différentes maladies et différents symptômes généralisés.

Près de 90 % des hormones produites par la thyroïde sont sous la forme T4, qui est une forme inactive. Le foie convertit le T4 en T3, également une forme active, à l’aide d’une enzyme. Le T2, quant à lui, est actuellement la composante peu connue de la fonction thyroïdienne et fait l’objet de nombreuses recherches en cours.

Si tout fonctionne correctement, votre corps produira ce dont il a besoin et aura les bonnes quantités de T3 et T4, qui contrôlent le métabolisme de chaque cellule de votre corps. Cependant, si les niveaux de T3 sont inadéquats, soit à cause d’une mauvaise production, soit à cause d’une conversion incorrecte du T4, tout votre système en subira les conséquences.

Le T3 est d’une importance cruciale parce qu’il ordonne au noyau des cellules d’envoyer des messages à votre ADN pour accélérer votre métabolisme et la combustion de vos graisses. Ainsi, grâce au T3, vous pouvez abaisser votre taux de cholestérol, faire pousser vos cheveux et vous aider à avoir une silhouette affinée. Par ailleurs, vos taux de T3 peuvent être altérés par des déséquilibres nutritionnels, des toxines, des allergènes, des infections et du stress. Cela risque d’entraîner un certain nombre de complications, dont le cancer de la thyroïde, l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie, qui sont les trois maladies les plus répandues liées à la thyroïde.

Hypothyroïdie : le syndrome du trouble de thyroïde

L’hypothyroïdie survient lorsque la glande thyroïde produit trop peu d’hormones thyroïdiennes, un état de santé souvent lié à une carence en iode. Le Dr David Brownstein, un médecin holistique certifié par le conseil d’administration qui s’est penché sur l’iode au cours des deux dernières décennies, affirme que plus de 95 % des patients de sa clinique ont une carence en iode. D’ailleurs, 10 % de la population générale des États-Unis, dont 20 % des femmes de plus de 60 ans, souffrent d’hypothyroïdie subclinique. Il s’agit d’un état dans lequel elles ne présentent aucun symptôme évident, et les tests de laboratoire sont à peine anormaux.

Toutefois, seul un faible pourcentage de ces personnes est pris en charge. Cela est sans doute dû à une mauvaise interprétation des tests de laboratoire, en particulier de la TSH (hormone thyroïdienne stimulante).  La plupart des médecins pensent que si la valeur de la TSH se situe dans la plage « normale », votre thyroïde va bien. Par contre, aujourd’hui, de plus en plus de médecins découvrent que la valeur de la TSH est extrêmement peu fiable pour diagnostiquer l’hypothyroïdie.

Comment reconnaître l’hypothyroïdie ?

L’identification de l’hypothyroïdie et de sa cause reste assez complexe. Bon nombre de ses symptômes sont vagues et similaires à ceux d’autres troubles. Les médecins négligent souvent un problème thyroïdien parce qu’ils se fient à quelques tests traditionnels pour laisser passer d’autres indices. Mais pour pouvoir le reconnaître, il faut avant tout écouter son corps. Les personnes dont la thyroïde est déréglée présentent souvent les symptômes suivants :

  • La fatigue et le manque d’énergie : ce sont des signes typiques de dysfonctionnement thyroïdien ;

  • La dépression : si vous recevez un diagnostic de dépression, assurez-vous que votre médecin a bien vérifié votre taux de thyroïde.

Gardez toutefois à l’esprit que la fatigue ou le manque d’énergie ne peuvent pas tous être attribués à un dysfonctionnement de la glande thyroïde. La fatigue liée à la thyroïde commence à apparaître lorsque vous n’arrivez pas à maintenir votre énergie assez longtemps, surtout par rapport aux niveaux antérieurs de forme physique ou de capacité.

Voici quelques signes évidents de fatigue thyroïdienne:

  • Un manque d’énergie pour faire de l’exercice ;

  • Une tête lourde ou fatiguée, surtout l’après-midi. La tête est un indicateur très sensible de l’état hormonal de la thyroïde ;

  • Un gain de poids : vous prenez du poids facilement ou vous avez des difficultés pour en perdre du poids malgré un programme d’exercice agressif et un régime alimentaire supervisé ;

  • Une peau rugueuse, squameuse ou sèche et des cheveux emmêlés. Une peau sèche en permanence malgré l’utilisation de lotions ou de produits hydratants peut effectivement être un signe de l’hypothyroïdie ;

  • La perte de cheveux inexpliquée, notamment chez les femmes. Heureusement, si votre perte de cheveux est due à une faible fonction thyroïdienne, vos cheveux pousseront rapidement grâce à un traitement approprié de la thyroïde ;

  • Une sensibilité au froid. Les personnes souffrant d’hypothyroïdie se réchauffent lentement, même dans un sauna, et ne transpirent pas pendant les exercices légers.

  • Une température basale basse : un autre signe révélateur d’hypothyroïdie est une température basale corporelle basse (TBC), inférieure à 36 °C en moyenne pendant au moins trois jours. Il est préférable d’obtenir un thermomètre BBT pour l’évaluer.

Plus ces symptômes sont présents, plus vous êtes susceptible d’en avoir. Si un membre de votre famille est atteint d’une de ces maladies, le risque d’avoir des problèmes thyroïdiens est également plus élevé pour vous. Parmi ces problèmes, il y a entre autres :

  • Le goitre ;
  • Une apparition prématurée de cheveux gris ;
  • Le diabète ;
  • Des maladies auto-immunes (arthrite rhumatoïde, lupus, sarcoïdose, syndrome de Sjögren) ;
  • Une colite ulcéreuse ou une maladie de Crohn ;
  • La sclérose en plaques (SP) ;
  • Un taux de cholestérol élevé ;
  • Un taux élevé ou un taux faible de thyroïde.

Aussi, il faut toujours bien écouter votre corps. Plus vous serez attentif pour l’évaluation de vos propres symptômes et facteurs de risque, plus il vous sera facile d’obtenir le traitement approprié.

Comment reconnaître une thyroïde hyperactive ou une hyperthyroïdie ?

La thyroxine ou T4 est une hormone produite par la glande thyroïde qui est transportée dans le sang de tout votre corps. Plusieurs de vos cellules et tissus dépendent de la thyroxine pour fonctionner correctement.

La thyroïde hyperactive est aussi connue sous le nom de « thyrotoxicose » au lieu de « hyperthyroïdie ». Elle est représentée par une forte sécrétion de T4 accélérant, par la suite, certaines fonctions de votre corps. Les médecins peuvent utiliser le terme « thyrotoxicose » au lieu de « hyperthyroïdie ». Cet état de santé est plus fréquent chez les femmes. En effet, près de huit femmes sur 100 et un homme sur 100 développent une hyperthyroïdie à un moment donné de leur vie. Elle peut survenir à tout âge.

Les symptômes de la thyroïde hyperactive

Tout comme l’hypothyroïdie, l’hyperthyroïdie peut être reconnue à travers quelques signes :

  • Un trouble de sentiment ou de comportement : sentiment d’agitation, de nervosité, d’émotion, d’irritabilité ;

  • Des problèmes de sommeil : des mauvaises nuits de sommeil, comme si vous étiez toujours en mouvement ;

  • Des problèmes de concentration ;

  • Des selles fréquentes ;

  • Un cycle menstruel irrégulier chez la femme. Il peut même y avoir une absence de règles ;

  • Une perte de poids (ou gain de poids, dans de rares cas) ;

  • Un rythme cardiaque rapide, palpitant ou irrégulier ;

  • Les yeux sautés ou l’exophtalmie.

Certains de ces symptômes peuvent passer inaperçus au début, puis s’aggraver à mesure que votre taux de thyroxine commence à augmenter. L’hyperthyroïdie non traitée peut causer des problèmes cardiaques, comme la fibrillation auriculaire, la cardiomyopathie, l’angine de poitrine et l’insuffisance cardiaque. Les femmes atteintes d’hyperthyroïdie peuvent avoir de la difficulté à accoucher.

Comment diagnostiquer un problème thyroïdien ?

Il existe quelques façons de diagnostiquer l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie. Toutefois, pour connaître le véritable état de santé de votre thyroïde, il est plus judicieux de se référer aux tests de laboratoire suivants :

  • Un test de l’hormone thyréostimuline (TSH) : plus votre taux de TSH est élevé, plus vous êtes susceptible d’avoir une hypothyroïdie. Le niveau idéal de TSH se situe entre 1 et 1,5 million d’unités internationales par litre.

  • Un test T4 et T3 libre : le niveau normal de T4 libre se situe entre 0,9 et 1,8 nanogramme par décilitre. Celui du T3 doit être compris entre 240 et 450 picogrammes par décilitre.

  • Un test des anticorps thyroïdiens : Cet examen comprend la peroxydase thyroïdienne et les anticorps anti-thyroglobuline. Il aide à déterminer si votre corps attaque la thyroïde en réagissant de façon excessive à vos propres tissus, c’est-à-dire aux réactions auto-immunes ;

  • La température basale du corps : bien qu’il existe différents protocoles, le plus couramment utilisé est le système Broda Barnes. Il s’agit d’une mesure de la température basale du corps au repos.

  • Un test de stimulation HRT : dans les cas les plus difficiles, l’HRT peut être mesuré par le test de stimulation HRT. Il aide à identifier l’hypothyroïdie causée par une défaillance de la glande pituitaire.

  • D’autres tests peuvent aussi être utilisés comme une échographie thyroïdienne, une aspiration à l’aiguille fine et une échographie thyroïdienne. Mais ce sont des tests spécialisés que votre médecin n’utilisera que rarement, voire dans des situations particulières.

En outre, il est possible que vos tests de laboratoire soient normaux. Mais si vous présentez plusieurs symptômes thyroïdiens, vous pourrez toujours souffrir d’hypothyroïdie subclinique.

Êtes-vous à risque de développer un cancer de la thyroïde ?

Selon le National Cancer Institute at the National Institutes of Health, le nombre de nouveaux cas pour le cancer thyroïde est estimé à 60 220, et celui de décès à 1 850, et cela, aux États-Unis seulement. Il y a quatre types de cancer de la thyroïde : le cancer papillaire de la thyroïde, le cancer folliculaire de la thyroïde, le cancer médullaire de la thyroïde et le cancer anaplasique de la thyroïde. Comme pour tout type de cancer, l’intervention précoce augmente les chances de rémission et de guérison. C’est pourquoi vous devez toujours vous rapprocher d’un médecin dès que vous rencontrez les symptômes énoncés précédemment.

 Voici une liste des signes avant-coureurs possibles du cancer de la thyroïde :

  • La présence de grumeaux, de nodules ou de gonflements inhabituels dans le cou ;

  • Une douleur à l’avant du cou ou de la gorge ;

  • Un enrouement ou autres altérations de la voix et qui ne disparaissent pas ;

  • Des toux persistantes qui ne sont pas dues à un rhume.

L’U.S. Cancer Center explique qu’il y a certains facteurs de risque d’un cancer de la thyroïde. Il s’agit notamment entre autres :

  • Du sexe : les femmes sont trois fois plus vulnérables que les hommes au cancer de la thyroïde. Le cancer papillaire de la thyroïde se rencontre généralement chez les femmes en âge de procréer ;

  • L’âge : les deux tiers des cas de cancer de la thyroïde surviennent entre 20 et 55 ans.

  • L’hérédité : le cancer familial de la thyroïde médullaire, qui est un type rare de cancer de la thyroïde, est causé par une mutation héréditaire dans le proto-oncogène RET. Si vous avez hérité de cette mutation génétique de vos parents, vos chances de contracter cette maladie sont deux fois plus élevées que celles des autres personnes ;

  • La déficience en iode : l’iode est un ingrédient essentiel dans la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Une carence en ce nutriment peut endommager la thyroïde de façon significative ;

  • L’environnement : les personnes qui sont exposées à des rayonnements de façon excessive ou répétée, sont plus à risque de le contracter ou d’avoir d’autres formes de cancers. D’ailleurs, peuvent provenir des radiographies diagnostiques ou les radiographies de la poitrine ou des dents et d’autres matières radioactives.

Les éléments altérant la thyroïde

Il existe quelques facteurs ou quelques aliments pouvant compromettre la santé de la fonction thyroïdienne. Il y a entre autres le gluten, le soja ou encore le brome.

Gluten : nocif pour la thyroïde

Le gluten, avec d’autres sensibilités alimentaires, est un coupable notoire pour le dysfonctionnement thyroïdien, car il génère de l’inflammation. Il provoque des réponses auto-immunes chez de nombreuses personnes. Il peut également être responsable de la thyroïdite de Hashimoto, une maladie thyroïdienne auto-immune courante. Environ 30 % des personnes atteintes de thyroïdite de Hashimoto ont une réaction auto-immune au gluten et ne l’identifient généralement pas.

La sensibilité au gluten peut entraîner un dysfonctionnement de votre système digestif, de sorte que les aliments que vous mangez ne sont pas entièrement digérés. Cela engendrera alors le syndrome du côlon perméable. Ces particules alimentaires peuvent être absorbées dans la circulation sanguine, où votre corps les identifie par erreur comme des antigènes, c’est-à-dire des substances qui ne devraient pas être là. Le corps va alors produire des anticorps contre elles.

Ces antigènes sont semblables aux molécules de votre glande thyroïde. Pour cette raison, votre corps attaque accidentellement votre thyroïde. Cela est dit une réaction auto-immune, où votre organisme va s’attaquer à lui-même. Des tests peuvent être effectués pour détecter le gluten et d’autres sensibilités alimentaires, ce qui implique la mesure des anticorps IgG et IgA.

Chris Kresser, un praticien de médecine intégrative, recommande le Gluten-Free Challenge. Ceci implique l’élimination complète du gluten de votre régime alimentaire pendant au moins 30 jours, puis sa consommation juste après 30 jours. Comme il a expliqué :

« Si les symptômes s’améliorent pendant le délai de carence et réapparaissent lorsque vous recommencez à prendre du gluten, un diagnostic de sensibilité au gluten non cœliaque (SNCG) peut être posé « .

Faites attention au soja !

Croyez-le ou non, le soja n’est pas l’aliment sain comme le font croire certaines entreprises agroalimentaires. Pratiquement des milliers d’études scientifiques établissent un lien entre les aliments à base de soja et la malnutrition, le stress digestif, l’affaiblissement du système immunitaire. Il y a même des études qui lient la consommation du soja avec les troubles cognitifs, les troubles de la reproduction, l’infertilité et une foule d’autres problèmes de santé, en plus des dommages à la thyroïde.

Les phytoestrogènes de soja sont de puissants agents affectant la thyroïde qui peuvent causer l’hypothyroïdie et le cancer de la thyroïde. Chez les nourrissons, la consommation de lait de soja a été associée à une maladie thyroïdienne auto-immune. Ainsi, il faut faire attention aux produits de soja non fermentés comme la viande, le lait ou le fromage de soja, etc.

Cependant, les produits de soja non transformés, adaptés ou fermentés traditionnellement et biologiques comme le natto, le miso, le tempeh ne sont pas nocifs pour la santé.

Le brome : risqué pour la santé

Le brome est un perturbateur endocrinien courant. Comme le bromure est aussi un halogénure, il entre en compétition avec les mêmes récepteurs que ceux utilisés dans la glande thyroïde pour capturer l’iode. Cela inhibe la production d’hormones thyroïdiennes, ce qui provoque une baisse de l’état thyroïdien.

Lorsqu’il ingère ou absorbe du brome, il remplace l’iode. Cette carence en iode entraîne alors un risque accru de cancer du sein, de la thyroïde, des ovaires et de la prostate. Ce phénomène est suffisamment important, d’où la « théorie de la dominance du bromure ». En plus des problèmes psychiatriques et thyroïdiens, la toxicité du brome peut se manifester sous forme d’éruptions cutanées et d’acné sévère ainsi que d’autres symptômes. Elle peut être marquée par une perte d’appétit et de douleur abdominale, de la fatigue, la présence d’un goût métallique dans la bouche et d’arythmies cardiaques.

Le brome peut être trouvé régulièrement dans de nombreux endroits :

  • Dans les pesticides, en particulier dans le bromure de méthyle, qui est le plus souvent utilisé dans les fraises ;

  • Dans les plastiques, comme ceux utilisés pour la fabrication des ordinateurs

  • Dans les produits pour la boulangerie et dans certaines farines contenant un « revitalisant » appelé bromate de potassium ;

  • Dans les sodas, y compris dans ceux aromatisés aux agrumes sous forme d’huiles végétales bromées ;

  • Dans les médicaments : tels que dans certains inhalateurs et du vaporisateur nasal, dans une pro-banthine (pour les ulcères) et dans des agents anesthésiques ;

  • Dans les retardateurs de lamelles : comme les polybromodiphényléthers ou PBDE utilisés dans les tissus, tapis, rembourrages et matelas.

Plus vous vous éloignez des halogénures toxiques, plus votre corps peut retenir de l’iode et mieux votre thyroïde fonctionnera. Laura Power, une biochimiste en nutrition, offre même quelques suggestions pour augmenter la sécrétion de fluor et de brome :

  • Augmentez votre apport en iode et en vitamine C ;
  • Optez pour le sel marin non raffiné.

Le stress et la fonction surrénalienne

Le stress est une grande ennemie de la thyroïde. La fonction thyroïdienne est étroitement liée à la fonction surrénalienne, qui est intimement affectée par la façon dont elle gère le stress.

Les impacts du stress

Presque tout le monde est soumis à un stress chronique. Cela engendre une augmentation des niveaux de cortisol et d’adrénaline et impacte négativement sur la fonction thyroïdienne. Les niveaux d’hormones thyroïdiennes diminuent pendant les périodes de stress, c’est-à-dire au moment où vous en avez le plus besoin.

Lorsque le stress devient chronique, le flux de produits chimiques du stress, à savoir l’adrénaline et cortisol, générés par les glandes surrénales interfère avec les hormones thyroïdiennes. Cela cause alors toute une gamme de problèmes de santé comme l’obésité, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie ou des taux de glycémie instables.

Une réponse prolongée au stress peut causer un épuisement surrénalien, également connu sous le nom de fatigue surrénalienne. Elle est souvent diagnostiquée en même temps qu’une maladie thyroïdienne. Mais ce n’est pas tout ! Les toxines de l’environnement exercent également un stress supplémentaire sur votre corps. Les contaminants comme les produits pétrochimiques, les organochlorés, les pesticides et les additifs alimentaires chimiques nuisent à la fonction thyroïdienne.

L’iode : la meilleure arme contre les problèmes thyroïdiens.

L’iode est toujours évoqué dès que vous parlez de la thyroïde ou des hormones thyroïdiennes. Ce nutriment vital est présent dans tous les organes et les tissus. Il est essentiel à la santé de la fonction thyroïdienne et à l’efficacité du métabolisme. L’iode est un puissant agent anticancérigène, antibactérien, antiparasitaire et antiviral. Il a quatre fonctions importantes dans votre corps :

  • Il aide à maintenir votre poids et votre métabolisme ;
  • Il contribue au développement du cerveau et des fonctions cognitives chez les enfants ;
  • Il permet d’optimiser la fertilité ;
  • Il renforce votre système immunitaire.

Ce nutriment n’est pas seulement utile pour la santé de la thyroïde. D’autres tissus et organes absorbent et utilisent également une grande quantité d’iode. Il est par exemple utile pour les seins, la peau, les glandes salivaires, le pancréas, le cerveau, l’estomac, le liquide céphalorachidien et le thymus.

Comment reconnaître une carence en iode ?

Une carence en iode risque d’entraîner un dysfonctionnement des tissus. Lorsque vous n’avez pas assez d’iode, vous pouvez faire face aux symptômes suivants :

  • La désactivation de la production de salive dans les glandes salivaires. Cela va provoquer une sécheresse de la bouche ;

  • Une peau rugueuse et sèche. Cela va entraver sur votre transpiration ;

  • La réduction de la vigilance et des niveaux de QI ;

  • L’apparition de nodules, du tissu cicatriciel, de la douleur, de la fibrose et de la fibromyalgie.

L’étude Total Diet, menée par la FDA, a rapporté un apport en iode de 621 microgrammes entre 1974 et 1982 chez les enfants de deux ans, comparativement à 373 microgrammes entre 1982 et 1991. Au cours de la même période, l’industrie des produits de boulangerie a remplacé les agents antigaspillages à base d’iode par des agents à base de brome.

En plus de la disparition de l’iode de notre approvisionnement alimentaire, l’exposition aux halogènes concurrents des substances toxiques – brome, fluorure, chlore et perchlorate – a augmenté considérablement. Vous absorbez ces halogènes par la nourriture, l’eau, les médicaments et l’environnement. De ce fait, ils occupent sélectivement les récepteurs d’iode, aggravant ainsi votre déficit en iode.

Voici quelques-uns des autres facteurs qui contribuent à la baisse des taux d’iode :

  • Une alimentation pauvre en iode. Vous ne consommez pas, par exemple, assez de poissons, mollusques et algues ;
  • La mise en place d’un régime végétarien ou végétalien ;
  • La faible utilisation d’iodure dans l’industrie alimentaire et agricole ;
  • L’eau potable fluorée ;
  • Le carburant de fusée (perchlorate) qui contamine les aliments ;
  • La sous-utilisation sel iodé ou d’iodure ;
  • L’utilisation de l’iode radioactif au lieu de l’iode naturel dans de nombreuses procédures médicales.

Comment augmenter naturellement votre taux d’iode ?

Malheureusement, on estime qu’environ 40 % de la population mondiale risque de souffrir d’une carence en iode. D’ailleurs, cette dernière est l’une des trois carences nutritionnelles les plus courantes comme la carence en magnésium et en vitamine D. Néanmoins, il est possible d’augmenter votre taux d’iode. Pour ce faire, voici quelques conseils :

  • Consommez des produits biologiques aussi souvent que possible. Pensez toujours à laver soigneusement les légumes afin de minimiser votre exposition aux pesticides ;

  • Évitez de manger ou de boire dans des contenants en plastique (pour conserver de la nourriture ou de l’eau). Utilisez plutôt des pots de verre et de céramique sécuritaires ;

  • Si vous devez manger du pain, recherchez des pains et des farines biologiques et à grains entiers ;

  • Recherchez l’étiquette « sans brome » ou « sans brome » sur les produits de boulangerie commerciaux.

  • Évitez les sodas. Il est plus conseillé de toujours boire de l’eau filtrée et naturelle ;

  • Si vous avez un bain tourbillon, installez un système de purification. Un tel système aide à garder l’eau propre avec un traitement chimique minimal ;

  • Utilisez des produits cosmétiques bio, sans produits chimiques. Souvenez-vous toujours que tout ce qui s’applique sur votre corps, est absorbé par celui-ci ;

  • Dans la voiture ou dans un bâtiment, ouvrez les fenêtres aussi souvent que possible afin de créer une ventilation transversale. Utilisez des ventilateurs pour faire circuler l’air. Les polluants chimiques sont plus présents, en forte concentration, dans les bâtiments ou les voitures qu’à l’extérieur.

Si vous soupçonnez une carence en iode, il est recommandé de consulter votre médecin pour un test de provocation à l’iode urinaire. Vous pouvez aussi obtenir une prescription abordable pour SSKI ou de l’iodure de potassium sursaturé, qui est à appliquer sur la peau une fois par jour.

Quelques mesures pour améliorer votre santé thyroïdienne

La santé est cruciale pour chaque être humain. De ce fait, pour votre santé thyroïdienne ou pour améliorer la performance de votre thyroïde, il faut prendre certaines mesures :

  • Identifiez et traitez les causes sous-jacentes. Découvrez ce qui déclenche réellement vos problèmes thyroïdiens. Sont-ils dus à une carence en iode, un déséquilibre hormonal, une toxicité environnementale ou une inflammation ? Cela permettra d’y remédier le plus rapidement possible. Pour de meilleurs résultats, n’hésitez pas à consulter un médecin ;

  • Consommez uniquement des aliments frais et riches en iode. Comme alternative aux suppléments d’iode, consommez beaucoup de légumes marins ou d’algues marines sans toxines comme la spiruline, le wakame, l’arame, le dulse, la nori et le kombu ;

  • Soignez votre alimentation. Savourez les noix du Brésil, qui sont riches en sélénium. Ils sont riches en acides gras oméga-3 et en vitamine A. Evitez les boissons gazeuses ou chimiques et les aliments contenant du soja et du gluten ;

  • Minimisez les niveaux de stress. Faites une pause de temps en temps. Pensez à faire de la méditation, prenez un bain pour vous détendre, partez en vacances, faites ce qui vous rend heureux. Pratiquez la technique de liberté émotionnelle, un outil de psychologie énergétique qui réduit efficacement le stress.

  • Essayez de limiter le plus possible votre exposition aux toxines. Filtrez votre air et votre eau afin d’éviter tout contact avec des polluants toxiques ;

  • Utilisez un sauna infrarouge et des bains chauds pour aider votre corps à combattre les infections et à détoxifier les produits pétrochimiques, les métaux, les PCB, les pesticides et le mercure. Il est également conseillé de prendre de la chlorelle pour se détoxifier ;

  • Évitez autant que possible toute source de bromure ;

  • Dormez suffisamment. Un sommeil inadéquat contribue au stress et empêche votre corps de se régénérer complètement ;

  • Faites des exercices. Elles stimulent directement la glande thyroïde à sécréter plus d’hormones thyroïdiennes et augmentent la sensibilité de tous les tissus à ces hormones. Réalisez certaines routines qui aident à renforcer votre parc. Vous pouvez, par exemple, faire une promenade ou faire du jogging chaque matin ou encore faire des exercices de musculation.

Sources et références


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